La Nuit de l’Équinoxe : le Vendredi 20 Mars 2026 à 15H46

Le vendredi 20 mars 2026, à l’occasion de l’équinoxe de printemps, le club « Amateurs d’Étoiles », le Club d’Astronomie du Pays de Fougères, invite le public à une soirée d’observation du ciel nocturne à Beaucé.

  • Lieu : à Beaucé, Salle Polyvalente et Terrain de Football – 2 Allée des Acacias
  • Horaires : À partir de 20h30.
  • Accès : Gratuit, ouvert à tous
  • Matériel : Apportez vos jumelles, télescopes ou lunettes astronomiques – les adhérents vous aideront à les utiliser !
  • Contact : Amateurs d’Étoiles – contact : 06 31 65 48 25

Un moment d’équilibre entre jour et nuit

Chaque année, l’équinoxe de printemps marque un moment particulier dans le cycle des saisons. En 2026, il aura lieu le 20 mars, annonçant officiellement l’arrivée du printemps dans l’hémisphère nord. La nuit de l’équinoxe, qui précède ce moment astronomique, est souvent perçue comme un symbole d’équilibre et de renouveau.

Qu’est-ce que l’équinoxe de printemps ?

Le mot équinoxe vient du latin aequus (égal) et nox (nuit). À cette période de l’année, la durée du jour et celle de la nuit sont presque égales partout sur Terre.

La Terre au Printemps

Ce phénomène se produit lorsque le Soleil se trouve exactement au-dessus de l’équateur terrestre. À partir de ce moment :

À partir de ce moment :

  • les journées commencent à s’allonger progressivement dans l’hémisphère nord
  • la lumière devient plus présente chaque jour
  • la nature entre dans une phase de renaissance et de croissance

Une nuit symbolique dans de nombreuses cultures

Depuis l’Antiquité, la nuit de l’équinoxe est associée à des rites et célébrations liées au renouveau.Dans différentes traditions :

  • elle symbolise l’équilibre entre l’ombre et la lumière
  • elle marque le passage de l’hiver au printemps
  • elle est parfois célébrée comme une fête de la fertilité et du réveil de la nature

Certaines cultures organisent encore aujourd’hui des festivités, méditations ou rassemblements pour accueillir la nouvelle saison.

Perséphone : Le retour des Enfers (Grèce)

C’est sans doute le mythe le plus célèbre lié aux saisons.

  • L’histoire : Perséphone, fille de Déméter (déesse de l’agriculture), est enlevée par Hadès. Sa mère, désespérée, laisse la terre mourir (l’hiver).
  • Le symbole : À l’équinoxe, Perséphone remonte des Enfers pour passer six mois avec sa mère. Sa remontée déclenche la floraison immédiate et le retour de la verdure.

Éostre et le Lièvre (Traditions Germaniques)

Le nom « Easter » (Pâques en anglais) dérive de la déesse saxonne Éostre (ou Ostara).

  • La légende : On raconte qu’elle aurait transformé un oiseau blessé en lièvre pour le sauver. Le lièvre, bien que devenu mammifère, garda la capacité de pondre des œufs colorés qu’il offrait à la déesse lors des fêtes du printemps.
  • L’héritage : C’est l’origine directe du lapin et des œufs de Pâques.

Le Combat de Horus et Seth (Égypte)

Dans l’Égypte antique, l’équinoxe marquait un moment d’équilibre précaire.

  • Le symbole : C’est le moment où Horus (la lumière) prend le dessus sur Seth (le chaos et l’obscurité).
  • La fête : On célébrait Sham el-Nessim (encore fêté aujourd’hui en Égypte), une fête du Printemps datant de plus de 4 500 ans, où l’on offrait des oignons verts et du poisson salé pour favoriser la fertilité.

Observer le ciel lors de la nuit de l’équinoxe

Notre exploration commencera vers 19h, lorsque le Soleil passera sous l’horizon, exactement en direction de l’ouest, ce qui n’arrive qu’au moment des équinoxes. Petit à petit, à mesure que le ciel s’obscurcit, nous pourrons repérer non loin du Soleil, la brillante planète Vénus. Vous pourrez profiter de son éclat pendant une bonne heure après le coucher du Soleil. Non loin, vous pourrez repérer le 20 mars un fin croissant de Lune, surplombant Vénus. La Lune s’éloignera de Vénus les jours suivants, mais le croissant sera de plus en plus marqué le rendant très facile à repérer.

Si vous regardez en direction du sud, vous pourrez repérer Jupiter, et ce dès la tombée de la nuit. Elle aussi très brillante, vous pourrez l’observer jusqu’aux environs de 4 h du matin. Avec une paire de jumelles, vous pourrez déjà distinguer plusieurs des quatre satellites galiléens de Jupiter – Io, Europe, Ganymède et Callisto – en orbite autour de la planète.

Jupiter et sa tâche rouge

Dans le ciel du mois, ces planètes sont entourées par des étoiles très brillantes qui dessinent le “grand G” de l’hiver. Ce fameux grand G de l’hiver est composé de 9 étoiles. Dans l’ordre : Aldébaran (Taureau), Capella, (Cocher), Castor et Pollux (Gémeaux), Procyon (Petit Chien), Sirius (Grand chien), Rigel, Bellatrix et Bételgeuse (Orion). Ces constellations seront repérables au sud-ouest dès la tombée de la nuit, et seront observables jusqu’au milieu de la nuit. Pour les atteindre, dépassons le Soleil et rencontrons ses voisines de palier : Sirius, à 9 années-lumière à 9 année-lumière (a.l.), Capella de la constellation du Cocher à 42 al. ou Bételgeuse à près de 500 al.

La métaphore peut surprendre, mais il faut savoir que les étoiles vivent souvent en groupe, dans des amas.

L’amas des Pléiades

Rendons donc visite à un bel exemple, visible à l’œil nu, l’amas des Pléiades qui se situe dans la constellation du Taureau. Cet amas ouvert, situé à 444 al, a rythmé l’année et les mythes de multiples civilisations. « Au lever des filles d’Atlas, des Pléiades, on doit commencer la moisson ; à leur coucher, le labourage » nous explique le poète grec Hésiode au VIIIe siècle avant notre ère. Un lien avec la saison chaude qu’on retrouve aussi dans la culture arabe. Chez les Maori, en Nouvelle-Zélande, l’apparition des Pléiades en juin marque le début de l’année.

Des nébuleuses aux galaxies : une plongée dans l’espace !

Continuons notre périple toujours plus loin et rejoignons maintenant une immense pouponnière d’étoiles : située à 1340 années-lumières, la Grande nébuleuse d’Orion se laisse facilement observer à l’œil nu, sous forme de tache floue dans le ciel. Ici, de jeunes étoiles (âgées de seulement quelques millions d’années) viennent de naître et illuminent le gaz qui les entourent et dans lequel elles se sont formées.

La Grande Nébuleuse d’Orion M42

Bien qu’éloignée, la nébuleuse d’Orion est toujours dans notre galaxie, que l’on appelle la Voie Lactée, mais ce n’est pas le cas de toutes les « taches floues » que l’on peut observer, à l’œil nu, dans un ciel bien noir. En effet, il y a tout juste 100 ans Edwin Hubble révolutionnait notre vision de l’univers en démontrant que certains de ces objets, que l’on prenait pour des nébuleuses proches, étaient situés hors de la Voie Lactée et étaient en fait des galaxies !

Heureusement pour nous, un bon nombre d’entre elles sont à portée de télescope et ces « îles-univers » situées à des millions d’années-lumière nous révèlent l’immensité de l’Univers. L’une des plus belles galaxies spirales est probablement la Galaxie du Tourbillon, qui est tout à fait visible dans un télescope d’amateur.

La Galaxie du Tourbillon M51

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